Lundi 7 août 2006
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Mary Higgins Clark. temps estimé de lecture: trois heures. Vite fait bien fait, pesé, emballé......Histoire d'un rapt d'enfant qui mèle artistement: la jalousie entre frères, le désordre mental d'une femme qui ne peut avoir d'enfants, l'instinct animal d'une mère, le courage d'un père, l'opiniâtreté de la police et du FBI, les belles valeurs familiales américaines, la thélépathie entre jumelles et ces grandes sociétés financières non philantropiques qui nous gouvernent. Le produit est totalement conforme. Bien empaqueté, efficace. La lecture parfaite sur la plage. Chapitres nombreux mais courts, un dénouement très clarksien (bon d'accord la belle héroine rousse n'épouse pas le malheureux milliardaire très blessé intérieurement mais sublimement beau, accusé injustement à la place de son demi frère, être vil et veule qui se prend pour Satan et se croit d'une intelligence supérieure...)....Tout se finit pour le mieux dans le meilleur des mondes, avec une méthode de guérison révolutionnaire. Donc, un bon moment. Psychologiquement efficace.(relativement). Très rémunérateur. Ah, et je n'ai pas trouvé le cerveau criminel avant les dernières pages. Le produit remporte donc bien les parts de marché...Heu, vous avez dit littérature????
Mardi 5 décembre 2006
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Je viens de terminer le Dahlia Noir.Un Polar, un vrai. Los Angeles en 1947: un monde totalement inconnu pour nos yeux d'européens. Entre la conquête de l'Ouest, le génocide des indiens, et les bas fonds irlandais. Un monde dur, glauque, sous un soleil de plomb. Ca sent la crasse même chez les riches d'Hollywood. C'est une décharge de drogue et d'alcool dans le sang. Un livre noir, comme la fleur, au delà de l'enquête, certes intéressante.
Plutot que la solution, c'est l'Amérique que l'on découvre. et la boxe. une certaine idée de l'Homme. Ca m' a rappelé des pages de Faulkner. Et puis il y a eu l'envie de prendre une douche après ça, et de lire un livre sur la neige et le froid, sur la forêt et les grands espaces.
J'ai aimé, beaucoup. Voilà
Lundi 18 décembre 2006
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Le premier ou l'un des tout premiers romans policiers moderne: Pierre de Lune de W.Wilkie Collins. L'auteur était un ami de Dickens. Au delà du vol d'une pierre précieuse qui porte malheur à son propriétaire, Pierre de Lune dépeint parfaitement ce royaume sur lequel le soleil ne se couchait jamais. C'est l'Angleterre au temps de la Reine Victoria et de la compagnie des Indes au sommet de sa puissance. C'est aussi les sables mouvants et les plages, les destins parfois cruels des gens de maison...les dégats de l'opium, qui ne sont pas sans rappeler les faiblesses d'un détective de Baker Street. Magie et sortilèges se font la part belle au royaume de l'industrie , des table tournantes, des jeunes gens de bonne famille. Ces pages regorgent de mille petits rien sur lesquels tiennent une société: un ensemble de politesse, de préjugés..... et d'humour. Certains passages sont en effet irrésistibles. Ils sont sortis du journal d'une vieille fille pieuse et frustrée.. Et le regard de cette demoiselle sur le monde qui l'entoure est vraiment terrible.. entre le grand blond avec une chaussure noire et quelques scènes des bronzés.....
une modernité inattendue. L'intrigue policière est bien ficelée.. et les à cotés sont.... terriblement british. cannelle et gingembre.. avec un soupçon de vinaigre....