Dimanche 1 février 2009
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...finissent mal, c'est bien connu. C'est ce qui arrive au narrateur de Lacrimosa (Régis Jauffret). Très bêtement la femme qu'il aime se suicide. L'aime-t-il d'ailleurs? C'est la question qui m' a turlupiné durant toute la lecture. D'ailleurs les
larmes versées par ce pauvre homme ressemblent fort à des larmes de crocodile. Mon dieu que l'amour d'un homme peut être mesquin, et encore plus quand il s'agit d'un écrivain, persuadé que tout
tourne autour de lui... On a envie de giffler la future trépassée, de la secouer, de lui expliquer qu'elle s'est trompée de numéro. Son Roméo ne la sortira pas de son cafard, bien au contraire. il
se servira d'elle jusqu'au bout, et même au delà. Non, il ne l'aime pas, il n'aime que lui, lui, lui. Elle, au mieux, elle sera un livre.On a envie de lui prescrire une ordonnance à cette
malheureuse: fuir les beaux parleurs, les poètes. S'enfuir loin, loin avec un mec tout simple. et commencer par rappeler ses vieilles copines, qui sont toujours de bon conseil, se prendre une belle
cuite avec elles, et aller danser. Mais pas le rejoindre. Ca, surtout pas.
C'est bien connu, une femme amoureuse n'écoute personne.... Et cela donne un livre tout en grisaille et en désenchantement, irritant à force de faux pleurs. Après ça? ouvrir sa fenêtre
et laisser entrer le soleil..Ou écouter du Britney Spear.... et ne pas regarder les fleurs coupées...