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Texte libre

Pourquoi un blog sur les livres? Parce que les mots me sont essentiels. que j'aimerais les partager un peu. Ce sont juste mes envies, quelques unes des remarques  venues en cours de lecture.... Les autres resteront à moi exclusivement. Du mal à parler de ce que l'on ressent. J'essaie, un peu....

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Jeudi 26 octobre 2006 4 26 /10 /2006 22:00
Une fête en larmes, livre de Jean d'Ormesson.. il m' a plu. Un roman? Pas tout à fait. Une autobiographie? Non. entre les deux. A l'image de celui qu'il admire: l'Enchanteur: Chateaubriand. Une jeune journaliste, Clara Sombreuil, vient un matin faire un article sur le le narrateur. Il la garde jusqu'à la nuit tombée . Il raconte sa vie, son époque, et le monde à une jeune fille de vingt ans, un passé qui est pour lle un univers en noir et blanc.... Cette Histoire en H majuscule que nous habitons et désertons après une fête qui commence à la naissance, se termine à notre dernier soupir et qui nous laisse juste le temps de se remplir l'âme et les yeux des merveilles de notre condition d'humain.
L'ouvrage donne  envie de voir Rome, et Venise, de se mettre au latin, se passionner pour la vie des écrivains, devenir moine sur une montagne retirée, et libertin en même temps. ,  profiter de la vie, à chaque seconde. Après les bienveillantes un souffle de fraicheur....
  Et un soupçon d'ironie. oui, je ne peux pas m'empecher: la promotion habile des livres précédement écrits par ce monsieur... (J'ai acheté juste après  La Gloire de l'Empire, premier ouvrage à succès de l'auteur...).
  bref un immortel qui ne l'est pas, et qui en est ravi.. Il savoure  tout: l'amiur, les femmes, le fin, et les larmes, avec une égale passion....


Par VBDC - Publié dans : devant la cheminée
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Jeudi 12 octobre 2006 4 12 /10 /2006 23:39

Les Bienveillantes, le livre de la rentrée littéraire. Celui dont tout le monde parle. Mais qui l'aura lu? Une Fleur du Mal, de ces beautés affreuses dont parlait si bien Baudelaire, ou Lautréamont.  Une Fleur primée? Peut être. On le chuchotte en tout cas dans les couloirs des prix littéraires. Une Fleur de 900 pages, et autant d'horreur....La deuxième guerre mondiale , mais sur l'autre front, et dans l'autre camps. Racontée par un jeune juriste nazi qui accompage l'armée sur les flans russes, polonais. Un homme qui croit, avec une sorte de romantisme désespéré dans son Reich de mille ans, et à l'avenir des enfants blonds de Gottingen. Une horreur qui se déverse doucement, insidieusement., page à page....
  Bien sûr le trait est un peu forcé: le jeune homme est homosexuel, amoureux de sa soeur avec qui il a eu une relation incesteuse... C'est là peut être le seul trait wagnérien du roman. Pour le reste il y a une petite musique , même dans les comptages les plus administratifs, une non imperméabilité qui empêche le lecteur d'échapper à ces crimes, ces mourants, ces hommes qui deviennent fous.
Au bout de tant d'années d'horreur il n'y a pas d'humain, plus de jeune homme, plus d'enfant. Rien sauf Berlin en ruines, et des êtres qui ne sont plus vraiment des hommes.
  De ces pages là, on ne sort pas indemne. La guerre resurgit mais comme jamais. Abominable. On a dit que l'auteur faisait du négationnisme, ou que l'on ne pouvait écrire ces choses là. Si. Parce qu'elles ont existé. La guerre du coté des bourreaux: une horreur qui devient Fleur du Mal.

  Il faut du courage pour aller au bout du livre, y survivre. et ouvrir un autre livre ensuite. J'ai mis deux semaines à pouvoir en parler. Le prix, il ne le mérite pas, à cause de sa noirceur. et pourtant, c'est un très grand livre.
Par VBDC - Publié dans : le jardin d'hiver
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Mardi 19 septembre 2006 2 19 /09 /2006 14:09
   Le numéro de septembre du magazine littéraire est consacré à son auteur: Herman Melville. Cet homme qui renonça à une position dans le monde pour une certaine idée de la littérature..... C'est de façon psthume qu'il aura raison. Considéré par beaucoup comme le plus grand écrivain américain.....
  Il faut lire Moby Dick. C'est un livre que l'on reçoit en pleine face. Un face à face avec tout ce qui nous échappe. Un capitaine  se lance à la poursuite d'une baleine qu'il a déciodé de tuer. Pourquoi une haine si implacable? parce que la bête lui a pris sa jambe. Voici l'histoire de prime abord, dans un résumé plat.
  Moby Dick c'est l'homme contre le sort, contre Dieu. Quelque chose du "puisque Dieu est mort, tout est permis" de Dostoievski... le livre m' a rappelé une autre lecture d'adolescence: L'homme révolté de Camus. C'est un roman initiatique et mystique, un livre qui dit tellement plus entre les lignes que dans ses caractères....

  Alors voilà, en pleine rentrée littéraire, j'ai lu un livre d'un siècle. mais quelle vague. une vraie giffle d'eau salée; de celles qui rassénèrent...donnent envie d'écrire et de se dépasser.....Elles sont rares ces vagues là...
Par VBDC - Publié dans : la chambre aux secrets
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