Mercredi 4 avril 2007
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13:32
Je suis en train de lire un livre délicieux: le Dictionnaire égoïste de la Littérature Française de Charles Dantzig. Suis je du même avis que l'auteur quand il tourne Baudelaire en ridicule? Non. Quand il apprécie Balzac plus. je le trouve cruel avec Barbey d'Aure'villy... Mais c'est jouissif. Beauvoir en prend pour son grade. Beaumarchais est un beau parleur sympathique.... je savoure ces commentaires que je ne partage pas.
Je m'aperçois que beaucoup n'aiment pas la critique, ne supportent pas les opinions divergentes ou l'acidité gentille...Pourtant l'amitié , la vraie , est faite de ça... Savoir que les autres voient nos défauts, et prendre les critiques en pleine figure de ceux qu'on apprécie, plutot que de basses flatteries. Le Dictionnaire c'est un peu ça: un traité d'amitiés avec des auteurs, ses auteurs, ceux qu'on lit, qu'on parcourt. , qu'on aime, ou qu'on déteste, mais parce qu'ils nous ont déçus et qu'on en attendait tellement plus.
Une amitié n' a pas de seconde chance. A moins que les deux ne soient sincères. .Sinon le reste n'est qu'un raccommodage de façade, souvent pour ne pas blesser une tierce personne placée entre les deux protagonistes. Et le plat réchauffé est de mauvais goût, plein de piques plus ou moins cachées... On rejette ensuite la faute sur l'alter égo: " moi, j'ai tendu la main, j'ai lu le livre..., l'ensemble de l'oeuvre... ". mais pour une amitié il faut être deux. Et une vraie trahision ne s'oublie jamais.
Le plus agréable dans le Dictionnaire, c'est son égoïsme justement: pas ou très peu de concessions. On ne réchauffe pas les vieilles sauces, même si ça fait bien de le faire parce que ça donne bonne conscience. Les amitiés mortes ne ressucitent pas. Et les belles paroles ne cachent jamais que l'autre a déçu ou fut injuste. Un livre plait, parce que d'était lui, parce que c'était moi. on peut ne pas être d'accord, c'est ainsi. Et le lien entre le livre et le lecteur se détruit pour les mêmes raisons. il y a des amitiés ou l'on se fait avoir jusqu'au bout. Et alors tant pis pour les conventions et les personnes qui sont au milieu du gué: il faut parfois être égoïste et assumer. Le mauvais n'est pas toujours celui qu'on croit. Ce n'est pas le critique d'une opinion, mais celui qui ne conçoit pas qu'on puisse remettre la sienne en cause. même si c'est avec un peu acide et un sourire tendre. Celui là trouvera toujours des livres ouverts, faciles d'accès, et qui ne prêtent à aucune critique parce qu'il les juge parfaits avant même de les avoir lu "ce sont des classiques". Alors forcément le reste des livres est perdants: ces livres là n'ont fait que naïtre, et ils sont déjà arrivés. Ils ne le bousculent pas, ne lui apprennent rien, ne le font pas grandir. Il est en terrain connnu: face à lui même exclusivement. Et le livre? Et bien il s'en remettra...
Je m'aperçois que beaucoup n'aiment pas la critique, ne supportent pas les opinions divergentes ou l'acidité gentille...Pourtant l'amitié , la vraie , est faite de ça... Savoir que les autres voient nos défauts, et prendre les critiques en pleine figure de ceux qu'on apprécie, plutot que de basses flatteries. Le Dictionnaire c'est un peu ça: un traité d'amitiés avec des auteurs, ses auteurs, ceux qu'on lit, qu'on parcourt. , qu'on aime, ou qu'on déteste, mais parce qu'ils nous ont déçus et qu'on en attendait tellement plus.
Une amitié n' a pas de seconde chance. A moins que les deux ne soient sincères. .Sinon le reste n'est qu'un raccommodage de façade, souvent pour ne pas blesser une tierce personne placée entre les deux protagonistes. Et le plat réchauffé est de mauvais goût, plein de piques plus ou moins cachées... On rejette ensuite la faute sur l'alter égo: " moi, j'ai tendu la main, j'ai lu le livre..., l'ensemble de l'oeuvre... ". mais pour une amitié il faut être deux. Et une vraie trahision ne s'oublie jamais.
Le plus agréable dans le Dictionnaire, c'est son égoïsme justement: pas ou très peu de concessions. On ne réchauffe pas les vieilles sauces, même si ça fait bien de le faire parce que ça donne bonne conscience. Les amitiés mortes ne ressucitent pas. Et les belles paroles ne cachent jamais que l'autre a déçu ou fut injuste. Un livre plait, parce que d'était lui, parce que c'était moi. on peut ne pas être d'accord, c'est ainsi. Et le lien entre le livre et le lecteur se détruit pour les mêmes raisons. il y a des amitiés ou l'on se fait avoir jusqu'au bout. Et alors tant pis pour les conventions et les personnes qui sont au milieu du gué: il faut parfois être égoïste et assumer. Le mauvais n'est pas toujours celui qu'on croit. Ce n'est pas le critique d'une opinion, mais celui qui ne conçoit pas qu'on puisse remettre la sienne en cause. même si c'est avec un peu acide et un sourire tendre. Celui là trouvera toujours des livres ouverts, faciles d'accès, et qui ne prêtent à aucune critique parce qu'il les juge parfaits avant même de les avoir lu "ce sont des classiques". Alors forcément le reste des livres est perdants: ces livres là n'ont fait que naïtre, et ils sont déjà arrivés. Ils ne le bousculent pas, ne lui apprennent rien, ne le font pas grandir. Il est en terrain connnu: face à lui même exclusivement. Et le livre? Et bien il s'en remettra...
Par VBDC17
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Publié dans : le bureau et le savoir accumulé
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